Ce qui a changé le 24 août
OpenAI a étendu la publicité dans ChatGPT à 31 pays européens, dont la France, à partir du 24 août 2026, après un test lancé aux États-Unis en début d’année. Les annonces concernent les formules gratuites et d’entrée de gamme ; les offres payantes supérieures et les offres entreprise en restent exemptes. OpenAI indique que les publicités sont séparées des réponses du modèle et, en Europe, non personnalisées pour respecter le RGPD.
Un signal plus qu’un détail
On peut voir dans ces bandeaux un simple modèle économique de plus. C’est surtout un rappel : un assistant grand public est d’abord un produit de consommation, conçu pour le plus grand nombre et financé comme tel. Ses priorités (audience, engagement, monétisation) ne sont pas celles d’une entreprise qui confie ses documents à un outil.
Or, dans les faits, une grande partie des usages professionnels de l’IA passe encore par ces comptes gratuits, ouverts à titre personnel par les collaborateurs. C’est le cœur du Shadow IA : des données d’entreprise traitées dans un environnement que l’entreprise ne contrôle pas, et qui désormais affiche de la publicité.
Ce que doit garantir une IA d’entreprise
- Vous êtes le client, pas le produit : aucune publicité, aucune exploitation de vos échanges.
- Vos données restent chez vous, sans transit par des serveurs tiers.
- Un coût prévisible, qui ne dépend ni du nombre de requêtes ni de la formule choisie par chaque collaborateur.
- Un outil connecté à vos documents, pour des réponses sourcées plutôt que génériques.
Des formules différentes, des garanties différentes
Le déploiement de la publicité rappelle une réalité souvent mal connue : derrière un même nom, les outils d’IA grand public existent en plusieurs formules, aux garanties très différentes. Conditions d’utilisation, conservation des échanges, usage éventuel pour l’amélioration des modèles, présence ou non de publicité : tout dépend de la formule souscrite. Or, dans une entreprise, chaque collaborateur utilise souvent la sienne, parfois gratuite, parfois personnelle.
Résultat : l’entreprise ne sait ni quels outils sont utilisés, ni sous quelles conditions ses données sont traitées. La même question posée par deux collègues peut relever de deux régimes contractuels distincts.
Les questions à se poser
- Qui, dans vos équipes, utilise un assistant d’IA, et avec quel compte ?
- Quelles données y sont copiées : documents clients, contrats, données RH ?
- Que deviennent ces échanges : sont-ils conservés, et où ?
- L’outil peut-il évoluer sans vous : nouvelles conditions, nouvelles fonctionnalités, nouveau modèle économique ?
Ces questions sont le point de départ de tout encadrement sérieux de l’IA générative, et le premier volet d’un audit IA.
Offrir mieux que l’outil gratuit
Interdire ne suffit pas : les collaborateurs reviennent vers l’outil qui leur fait gagner du temps. La seule réponse durable est de leur proposer un assistant au moins aussi performant, mais conçu pour l’entreprise. C’est ce que fait MIA : une IA générative installée sur vos serveurs, connectée à votre documentation, sans publicité et en usage illimité.
Source : annonce d’OpenAI « ChatGPT Ads expands across Europe », 18 août 2026, et dépêches de presse du 25 août 2026.